MOMI

Théatralisation de la vidéo par Olivier Zol & Fabrice Metais - 25 minutes

MOMI est un espace vibrant. Un espace qui entre en vibration. Une vibration globale du volume. L’idéal de MOMI est la vibration du volume par essence.
MOMI cherche le pur. Cherche à faire chuter les concepts sans avoir peur du fracas de l’atterrissage. Car il s’agit bien d’un atterrissage. MOMI offre la présence du fracas de l’atterrissage. Fracas du réel, de ce qui parle d’abord aux sens.
MOMI est un lieu de rencontre. Le lieu de la chute, à éprouver à la première personne. Un lieu sans différence d’échelle. Un lieu où l’individu et le phénomène se retrouvent face à face.

L’installation/performance MOMI est visuelle et sonore. Elle plonge le public dans un bain vibrant de son et de lumière.
Les sources de lumière sont des vidéo projecteurs puissants alignés et dirigés vers un grand aplat blanc. L’objectif est d’obtenir une grande surface projetée homogène et potentiellement lumineuse.
Les sources sonores, puissantes également, sont réparties dans la périphérie de l’espace. Elles assurent une multi-diffusion uniforme à un niveau conséquent.

Le temps de la performance est une lecture à trois voix : le système technique, Olivier Zol et Fabrice Métais sont co-auteurs et co-interprètes. La technologie logicielle Max/MSP/Jitter assure la synthèse des médias, du texte vers les vibrations sonores et visuelles.

L’espace, qui semble vide et obscur quand le public l’investit, est cependant déjà vibrant. Une sourde oscillation sonore est déjà présente.
3 mouvements :
Toujours dans le doute, l’obscur voudrait varier. Puis il vibre. Dans l’imperceptible. Puis vers le perceptible.
Le noir, silence, coupé de flashs.
L’intense. Le volume dans son maximum de vibration. Le noir/blanc maximum.
Chacun y construit son expérience.
Jusqu’au silence, noir.

MOMI a été mis en forme à La Distillerie (Aubagne, 13), lieu de création théâtrale, au cours d’une résidence du 2 au 14 février 2007.

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